Le Tenebrio Molitor…

… plus connu sous le nom de “vers de farine”

Le Ténébrion meunier (Tenebrio molitor) est un insecte de la famille des coléoptères qui raffole des farines de céréales.

Les larves de Ténébrion, plus communément appelées vers de farine, présentent une parfaite adaptabilité pour un élevage en petites unités à la ferme et d’excellentes caractéristiques nutritives :

  • Acides aminés et Acides gras (Oméga 3 & 6)
  • Très riches en protéines (> 65%)
  • Meilleur taux protéique que la mouche soldat (Hermetia Illusens) et que la farine de poisson
  • Protéines hypoallergéniques
  • Alimentation pour les animaux d’élevage et de compagnie très performante

En savoir plus sur l’élevage d’insectes

L’élevage d’insectes comme substitut protéique pour l’alimentation animale apparaît comme une solution alternative crédible et durable (Albouy & Chardigny, 2016 ; van Huis, 2014, 2013). D’un point de vue nutritionnel, les insectes qui font partie naturellement du régime alimentaire de nombreux animaux (volailles, poissons) sont très riches en protéines et lipides d’excellente qualité, et en micronutriments essentiels au bon développement des animaux (Payne et al. 2015 ; Makkar et al. 2014). Les rendements de croissance et la digestibilité des protéines par les volailles et poissons nourris avec des insectes sont très prometteurs (Burel et al., 2017).

Sur le plan économique l’élevage d’insectes valorise efficacement des produits à faible valeur ajoutée, tels que les coproduits céréaliers (issus de grandes cultures, prédominantes dans la plaine de Limagne en Auvergne), tout en requérant un niveau d’investissement technique et logistique modéré.

Sur le plan social le déploiement de cette nouvelle filière est générateur de nouveaux emplois et permet de pérenniser les emplois agricoles.

Sur le plan environnemental l’élevage d’insectes émet peu de gaz à effet de serre, nécessite peu de surface au sol, des apports en eau et en énergie limités (Oonincx et al., 2012, 2010), et bénéficie d’un taux de conversion en protéines d’intérêt (van Huis, 2013 ; Collavo et al., 2005).

En valorisant les coproduits agricoles présents sur le territoire, à faible valeur ajoutée, et en obtenant des protéines et des lipides d’excellente qualité, nos vers de farine seront intégrés dans des filières locales de nutrition animale.

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