INVERS — Une nouvelle source de protéines pour l’alimentation animale par l’élevage d’insectes

Pourquoi INVERS ?

Parce que nous pensons qu’il est possible d’INVERSER la dynamique de destruction des écosystèmes en remplaçant les farines de protéines non durables utilisées en alimentation animale, par des vers de farine dont la production épargne les milieux naturels sensibles.

Cette production selon notre modèle innovant, dans des ateliers à la ferme, via un réseau d’agriculteurs/éleveurs interconnectés, plus résilient et respectueux du vivant, permet d’INVERSER la concentration des moyens de production actuels dans de grosses usines centralisatrices.

Cela permet également d’INVERSER l’usage de coproduits de l’industrie agroalimentaire en leur offrant une seconde vie en tant que matière première de l’alimentation de nos insectes. Notre solution de production à la ferme permet également d’INVERSER le dépérissement de nos campagnes et la spirale négative de la crise agricole en recréant de la valeur ajoutée au cœur du territoire, en générant un revenu complémentaire pérenne pour nos agriculteurs.

Enfin, nous pensons qu’il est temps d’INVERSER la dynamique de séparation des grandes cultures et de l’élevage, en les unissant de nouveau d’une manière innovante, autour de nouvelles productions agro écologiques tout en travaillant à la restauration de la matière organique dans les sols.

Pourquoi le Tenebrio Molitor ?

Ou plus communément appelé le vers de farine.

C’est un insecte parfaitement adapté aux coproduits et déchets céréaliers présents dans la région de la Limagne.
Il présente également une parfaite adaptabilité pour un élevage en petites unité à la ferme :

  • Excellent profil Acides Aminés et Acide Gras ;
  • Très riche en protéines (>65%) ;
  • Meilleur substitut que la mouche soldat (Hermetia Illusens) et que la farine de poissons ;
  • Résultats zootechniques excellents.

En savoir plus sur l’élevage d’insectes

L’élevage d’insectes comme substitut protéique pour l’alimentation animale apparaît comme une solution alternative crédible et durable (Albouy & Chardigny, 2016 ; van Huis, 2014, 2013). D’un point de vue nutritionnel, les insectes qui font partie naturellement du régime alimentaire de nombreux animaux (volailles, poissons) sont très riches en protéines et lipides d’excellente qualité, et en micronutriments essentiels au bon développement des animaux (Payne et al. 2015 ; Makkar et al. 2014). Les rendements de croissance et la digestibilité des protéines par les volailles et poissons nourris avec des insectes sont très prometteurs (Burel et al., 2017).

Sur le plan économique l’élevage d’insectes valorise efficacement des produits à faible valeur ajoutée, tels que les coproduits céréaliers (issus de grandes cultures, prédominantes dans la plaine de Limagne en Auvergne), tout en requérant un niveau d’investissement technique et logistique modéré.

Sur le plan social le déploiement de cette nouvelle filière est générateur de nouveaux emplois et permet de pérenniser les emplois agricoles.

Sur le plan environnemental l’élevage d’insectes émet peu de gaz à effet de serre, nécessite peu de surface au sol, des apports en eau et en énergie limités (Oonincx et al., 2012, 2010), et bénéficie d’un taux de conversion en protéines d’intérêt (van Huis, 2013 ; Collavo et al., 2005).

En valorisant les coproduits agricoles présents sur le territoire, à faible valeur ajoutée, et en obtenant des protéines et des lipides d’excellente qualité, nos vers de farine seront intégrés dans des filières locales de nutrition animale.

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